PSYCHO – 5 façons de retrouver notre cœur d’enfant

La fête de Noël représente supposément une période de réjouissances célébrant l’amour de la famille. Certains, pour diverses raisons, appréhendent ces festivités.
« Plusieurs ne sont pas heureux à cette période de l’année, car ils vivent un divorce, un deuil », explique le psychologue de Québec, Yves Dalpé. Durant ces moments difficiles, la joie fait place à la déprime, l’anxiété, les regrets.

Point d’ancrage

Les réunions familiales appartiennent à un rituel inéluctable. « La famille, c’est notre lien, notre ancrage. On a tous besoin d’en faire partie. C’est fondamental. »

Quoi faire si on a envie de célébrer avec des amis plutôt qu’avec la famille? « Il faut bien évaluer les risques et les conséquences de ce refus. Les études le prouvent : conserver des liens intimes avec les membres de notre famille a des impacts positifs sur notre santé. »

Oublier les récriminations

Dans une réunion, il y a souvent en filigrane un ancien conflit ou une ancienne chicane. « On ne revient pas sur le passé, dit M. Dalpé. On se permet de retrouver le plaisir d’être ensemble comme avant. On évite de parler du sujet qui a causé la dispute. »

Diplomate

Pendant ces quelques heures de retrouvailles, tous doivent garder en tête de jouer au diplomate. Les remarques blessantes restent au vestiaire. Dans certains cas, cependant, être ensemble entre frères et sœurs n’apporte aucun bienfait. La mésentente est au rendez-vous depuis trop longtemps. Quels sont les signes à reconnaître? « On se sent démoli, diminué, abusé et non respecté. »

Sachant cela à l’avance, il est peut-être compréhensible de fuir dans le Sud et d’éviter ces dénigrements.

Exit la solitude

Lors de son divorce, une amie s’est retrouvée seule pour la première fois à Noël. La présence de ses enfants lui manquait cruellement. Elle a noyé sa peine en buvant de grandes rasades de gin.

« La pire chose à Noël, c’est d’être seul. On risque d’être malheureux. L’idéal, c’est de trouver du réconfort auprès d’un ami ou d’une amie », commente M. Dalpé.
Prévoyez d’avance votre sortie, car un bon livre ou un excellent film ne remplacera pas une présence chaleureuse susceptible d’offrir un baume à la souffrance.

Le point sur sa vie

Durant ces quelques jours de répit, on prend le temps de réfléchir à notre vie, de faire le point. Avec un calepin et un stylo, on dresse un portrait précis de nos objectifs. En noir, en grosses lettres, on écrit où on veut être dans un an. On détaille ses projets concernant sa vie amoureuse, professionnelle et familiale.

Dans chaque colonne, on indique ce qui nous ferait plaisir et nous rendrait heureux. On tente de retrouver l’enthousiasme de notre cœur d’enfant.

« Le côté positif de l’exercice? On prend des décisions claires et on y ajoute des actions », conclut Yves Dalpé.

 

Texte Annie Bourque

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