Pratiquer la course et le vélo sans douleur, c'est possible!

Pour plusieurs d’entre nous, l’arrivée du beau temps donne le goût de bouger et marque le retour aux entraînements. Pour d’autres, la saison estivale représente une période critique au calendrier de compétition afin d’intensifier leur entraînement en vue d’optimiser leurs performances. Parmi ces activités, la course et le vélo sont souvent au rendez-vous!

Quand le cycliste et son vélo ne font qu’un

Vous êtes cycliste occasionnel ou encore en voie de devenir un champion olympique? Vous êtes adepte du vélo de route ou du vélo de montagne, du vélo sur piste ou de cyclocross, ou encore vous pratiquez ce sport intégré au triathlon? Vous et votre vélo devez alors ne faire qu’un.

Nicolas Poirier, lui-même ancien membre de l’équipe canadienne de ski de fond et maintenant adepte de triathlon, est un pionnier dans le domaine. Physiothérapeute, il a suivi des formations aux États-Unis où il a obtenu sa certification « BikePT ». Cette approche a pour objectif ultime de développer une biomécanique optimale en harmonisant la morphologie du cycliste, le positionnement et le vélo. Les principes populaires dictent des paramètres précis tels que l’angulation du tronc ou encore la distance entre le guidon et le bassin. Ce sont les données souvent véhiculées dans les approches de « fitting » conventionnel. « Agir comme “BikePT”, c’est aller plus loin. C’est identifier les articulations ou les mouvements à risque de blessure en relation avec le mouvement et le positionnement observés sur le vélo », mentionne M. Poirier.

En présence d’inconfort, la personne modifiera souvent sa position sur le vélo afin d’éviter de ressentir de la douleur durant l’activité. Ces positions temporaires sont souvent néfastes pour les articulations. De plus, si vous pratiquez le vélo de façon compétitive, ces positions « de compromis » contribuent généralement à diminuer la qualité de la performance. En plus de l’ergonomie, il faut considérer la qualité et l’efficacité du pédalage. « Une blessure peut être le résultat d’un défaut technique dans le coup de pédale ou encore d’une faiblesse spécifique provoquant un défaut technique. C’est d’ailleurs pourquoi votre monture sera requise lors de la première consultation », mentionne le fondateur de Physio-Cycle, une division d’Apex Physio.

Il est faux de croire qu’un inconfort en vélo est normal. Le lien entre la pratique de l’activité et l’aspect médical est sans équivoque, et c’est d’ailleurs pourquoi ce service est couvert par les compagnies d’assurance couvrant les soins de physiothérapie. Bien que très populaire au printemps et au début de la saison estivale, il est possible de bénéficier de ce service tout au long de l’année. Vous pouvez télécharger gratuitement le programme de prévention des blessures en cyclisme en consultant le site web www.apexphysio.ca sous l’onglet cliniques spécialisées.

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La course à pied, une activité qui gagne en popularité

Une simple paire d’espadrilles bien adaptée, et le tour est joué! Non, ce n’est pas si simple! Les gens qualifient souvent d’éprouvante l’expérience de magasiner le bon soulier de course selon les multiples conseils parfois contradictoires. « Comme dans tous les domaines, il y a des tendances… et comme toute tendance, ça ne va pas à tout le monde! », mentionne Louis Allard, physiothérapeute. D’un côté, il y a le soulier de course plus coussiné, dit conventionnel, et de l’autre, le soulier minimaliste. « Chaque personne est unique, et ce qui est bon pour l’un ne l’est peut-être pas pour l’autre », précise monsieur Allard, qui intervient auprès des coureurs à la clinique d’Apex Physio Les Méandres.

Même si l’homme court depuis des milliers d’années, une meilleure compréhension de la biomécanique de cette action nous permet aujourd’hui d’améliorer les performances. Ces découvertes ne s’adressent pas uniquement aux athlètes de haut niveau désireux de se surpasser, mais également à monsieur et madame tout le monde. En effet, là où le progrès se veut le plus considérable, c’est au niveau de la diminution du risque de blessures. Les études démontrent que seulement 10 % des gens ont une morphologie non compatible avec la pratique de la course à pied. Pour le reste de la population, soit la grande majorité, la pratique de la course à pied ne présente pas de problématique anticipée. Pourtant, plusieurs personnes diront qu’elles se blessent dès qu’elles tentent de courir. Malgré leur persévérance, les douleurs se veulent persistantes et les forcent à cesser la pratique de ce sport.

La course est une activité simple en soi, mais comme tout geste sportif, certains principes sont à connaître et à respecter afin de minimiser le risque de blessure. À titre d’exemple, la cadence est une composante importante (nombre de pas par minute). Une cadence élevée (faire de petits pas) contribue à diminuer la force d’impact qui peut être en cause dans l’apparition de blessures. La fréquence hebdomadaire, le volume d’entraînement, la fermeté de la surface de course (type de sol) et son inclinaison (pente) sont tous des facteurs à considérer. La progression demeure la clé du succès.

Que ce soit pour une initiation, un retour à la course après un arrêt de quelques semaines ou de plusieurs années, ou encore suite à une blessure récente ou récurrente, il est bénéfique d’être encadré. Une consultation complète requiert cinq aspects: une analyse de la technique de course, une évaluation de la biomécanique corporelle, l’obtention d’informations quant aux types de souliers, un programme personnalisé d’exercices et un calendrier d’entraînement adapté en termes de volume et d’intensité. Il est évident que l’intervention diffère si elle s’adresse à une personne de 40 ans qui débute la pratique de la course à pied pour se mettre en forme et peut-être perdre quelques kilos, ou à un individu de 40 ans qui désire améliorer sa performance lors de son prochain marathon. « Il demeure primordial de personnaliser la progression selon le passé du coureur, ses antécédents de blessures et sa morphologie. C’est pourquoi, dans chacune des succursales d’Apex Physio, il y a des physiothérapeutes formés en course à pied », précise monsieur Allard.

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