Signes et facteurs de risque de l’AVC

Au début de ses vacances, en juillet 2016, la sympathique animatrice Josée Boudreault a été victime d’un premier
accident vasculaire cérébral (AVC), qui a bouleversé sa vie.

Son conjoint, Louis-Philippe Rivard, a reconnu les signes d’un AVC (voir encadré plus bas) chez Josée, lorsqu’elle
l’a subi. Connaissant ces signes grâce à la campagne VITE de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, Louis-Philippe a su réagir rapidement.

« Il faut éviter de se rendre soi-même à l’hôpital. Les ambulanciers vous conduiront à l’endroit le plus proche offrant les meilleurs soins pour traiter l’AVC. Durant le parcours, ils pourront communiquer avec le Département d’urgence de l’hôpital », explique Francine Forget-Marin, directrice – Affaires santé et Recherche de l’organisme Cœur + AVC
de Québec.

Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral? Il s’agit d’un blocage d’un vaisseau sanguin par un caillot au cerveau. Dès que ce blocage survient, chaque seconde est précieuse. En effet, une seule minute sans oxygène ni circulation du sang vers le cerveau augmente la gravité des lésions. « En l’absence de traitement, les cellules cérébrales meurent au rythme de 1,9 million par minute », précise Mme Forget-Marin.

Séquelles
Chaque année, 62 000 personnes sont victimes d’un AVC au pays. Plus de la moitié d’entre eux en gardent des séquelles. Plusieurs vivront avec des problèmes de mémoire ou des difficultés à écrire ou à parler (aphasie). Je me souviens de ma mère qui, à 74 ans, était étendue sur son lit d’hôpital, le côté gauche du corps paralysé. Incapable de s’exprimer, elle pouvait écrire seulement de sa main droite.

Signes
Certaines personnes ont des engourdissements, d’autres, une perte d’équilibre ou un mal de tête. L’AVC est sournois, car, souvent, il ne provoque aucune douleur. Quatre heures avant son AVC, ma mère mangeait de la pizza en disant : « Je ne me sens pas bien, je ne sais pas trop ce que j’ai. »

Il est donc important de reconnaître les signes de l’AVC, dont l’affaissement du visage, la difficulté d’élocution et l’incapacité de lever les bras.

Femmes enceintes
Dans un récent communiqué, l’organisme Cœur + AVC présentait de nouvelles données. « L’AVC est trois plus fréquent chez les femmes enceintes que chez celles d’âge comparable qui ne le sont pas. »

Environ 30 femmes sur 100 000 subiront un AVC pendant leur grossesse. Cette statistique s’explique par le fait que les femmes enceintes peuvent être atteintes de prééclampsie et d’éclampsie. Ces complications se caractérisent entre autres par une pression artérielle élevée, un facteur de risque important de l’AVC.

Ce communiqué indiquait également que le risque d’AVC augmente chez les femmes ménopausées et s’élève à 30 % quand ces dernières ont recours au traitement d’hormonothérapie substitutive.

Pourquoi l’AVC est-il plus fatal pour les femmes que pour les hommes? D’abord, les femmes subissent un AVC à un âge plus avancé que les hommes et ses conséquences sont plus graves.

« D’une génération à l’autre, les femmes prennent soin de leurs parents, de leur conjoint et enfants, ajoute Mme Forget-Marin. Cela fait partie de leur ADN. À l’opposé, les femmes mettent souvent de côté leur propre santé. »

Prévention
Pour prévenir l’AVC, il est prescrit d’adopter de saines habitudes de vie, dont l’exercice physique (plus de 150 minutes par semaine), et de limiter sa consommation de sucre, de sel, de gras et d’alcool.

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