S’engager pour une bonne cause

Au début des années 2000, Pierre Renault travaillait à l’usine d’assemblage de GM à Boisbriand. L’homme de 67 ans surnomme cette période de « syndrome du voisin ».
« On gagne de l’argent qui servira à payer l’auto neuve, le bateau et des bébelles dont on n’a pas nécessairement besoin », raconte-t-il.
Depuis 2011, Pierre s’occupe du recrutement de 800 bénévoles pour la Maison de Lauberivière connue pour son service de soupe populaire. En 2016, l’organisme a servi 146 000 repas et offert de l’hébergement à plus de 16 000 personnes.
Réveillon

Le réveillon de Noël représente un événement phare de la Maison, qui nécessite toute une organisation. En août, des bénévoles ont déjà commencé à emballer 700 cadeaux. Le soir du réveillon, 35 bénévoles, des familles, offrent le repas à plus de 200 personnes : tous des étrangers. « On propose un service comme dans les grands restaurants », confie M. Renault.

Difficile de trouver les mots pour décrire cette ambiance parfumée d’amour. Assis à la table, plusieurs essuient une larme en recevant un cadeau remis par des tricoteuses au cœur vaillant. « Nous avons tellement besoin de ces bénévoles qui ont un sourire sur leur visage. C’est un don de soi à l’état pur », conclut M. Renault, en souriant.

Le véritable visage de la pauvreté

Le véritable visage de la pauvreté, la directrice adjointe aux relations publiques à l’Armée du Salut à Québec, Annick Papillon, l’a déjà connu. « À cinq ans, confie-t-elle, ça marque l’imaginaire d’un enfant quand on ne sait pas où on va habiter le mois prochain. »

À Québec, le visage de la pauvreté, c’est aujourd’hui un étudiant, un aîné ou deux parents avec trois enfants, qui travaillent au salaire minimum. Pour eux, l’Armée du Salut prépare plusieurs activités, dont la remise de 500 paniers de Noël les 18, 19 et 20 décembre.

Ces jours-là, l’apport des bénévoles s’avère essentiel. « Ces gens sont à l’écoute des autres. Ils savent s’adapter à toutes les situations. Ils donnent leur énergie et leur temps », observe Mme Papillon.

Tous ont hâte d’offrir le superbe panier de Noël rempli de victuailles et de jouets. Longtemps, les donateurs se souviennent d’un sourire ou du regard ému de celui qui leur ouvre la porte. Un cadeau inestimable.

5 façons d’aider

  • Faire un don en argent
  • Offrir une dinde à Lauberivière qui a craint d’en manquer l’an dernier
  • Tricoter foulards, tuques et mitaines
  • Donner des jouets et des vêtements
  • Partager son temps

Pour en savoir plus :
www.lauberiviere.org
www.armeedusalut.ca

 

Texte Annie Bourque

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