Le sucre… Mon nouvel ennemi

Le phénomène Zéro sucre ou No Sugar est devenu planétaire. À l’heure où deux tiers des Canadiens souffrent d’embonpoint, comment éliminer cet ennemi, responsable des caries, du diabète et des maladies cardiovasculaires ?

Dans son bureau, la coach en nutrition Jocelyne Lavergne voit les conséquences provoquées par les fringales de croustilles et de gâteaux ou un goût immodéré de boissons gazeuses. « Les gens arrivent ballonnés, épuisés physiquement et moralement. Ils n’ont plus d’énergie. »

Une femme dans la jeune cinquantaine, en surpoids, récemment victime d’une crise cardiaque, lui a demandé son aide. Elle réalisait l’urgence d’adopter de nouvelles habitudes alimentaires.

« On ne peut pas couper totalement le sucre, car la désintoxication risque d’être trop forte », indique Mme Lavergne.

Le tout premier pas, selon elle, consiste à augmenter la quantité de légumes verts crus, comme les épinards ou le kale, riches en protéines et minéraux. Envie d’un dessert? Elle en prépare à base de fruits variés tels que les pommes, amandes, dattes, figues ou raisins.

Fini les boissons gazeuses
Si on veut diminuer notre consommation de sucre, on supprime les boissons sucrées gazeuses ou énergisantes, les thés ou cafés glacés. « Un litre de soda contient 24 morceaux de sucre », illustre la nutritionniste Catherine Lefebvre, auteure du livre Le sucre vérités et conséquences.

Nos adolescents, âgés de 14 à 18 ans, sont les plus grands consommateurs de boissons sucrées au Canada. « Les filles boivent l’équivalent d’une canette par jour et les garçons, jusqu’à ½ litre de boisson sucrée », précise Mme Lefebvre.

Aliments riches en sucre
Il est important de vérifier la teneur en sucre sur les étiquettes. Le sucre apparaît sous différentes appellations, dont glucose, fructose, dextrose, etc. Dans notre garde-manger, le sucre se cache sournoisement dans le ketchup, le sel (et oui!), les céréales à déjeuner, les barres granola, le pain, les sauces, etc. Un bol de flocons de maïs givrés, par exemple. contient davantage de sucre ajouté que trois biscuits au chocolat!

Petits pas
La nutritionniste Catherine Lefebvre observe une évolution des mœurs. En décembre, la Ville de Montréal a adopté un règlement qui prévoit l’élimination progressive de la vente de boissons sucrées dans ses édifices.

À Victoriaville, les machines distributrices prennent un virage santé. Les croustilles cèdent la place aux barres tendres qui contiennent 2 grammes de fibres et moins de 10 grammes de sucre.

Les entreprises alimentaires suivent la cadence. Au Québec, Riviera vient de lancer son premier yogourt grec à saveur de fruits, à 40 % réduit en sucre. « On commence à faire des petits pas. Les gens sont sensibles à la provenance des aliments », dit Mme Lefebvre.

Le Mexique, la France et la Californie ont adopté une taxe sur les boissons sucrées. Au Québec, la Coalition Poids préconise le prélèvement d’une taxe de dix cents sur chaque litre de boisson sucrée vendue. « Cela générerait des revenus de 80 M$ qui pourraient être réinvestis dans la prévention de maladies liées à l’alimentation », conclut la nutritionniste.

5 façons de remplacer le sucre

1. On cuisine ses desserts en remplaçant le sucre par de la compote de pommes ou purée de dattes.

2. On opte pour le yogourt grec nature qui contient plus de protéines. On ajoute des fruits et une cuillerée à thé de graines de chia. Le mélange des deux est bénéfique. « Le chia contient
des fibres qui absorbent le sucre », note la naturopathe Anne-Marie Lamoureux.

3. Le soir, on trempe 2 cuillerées à soupe de graines de chia avec ¼ de tasse de lait d’amande ou de vache et ¼ de yogourt nature ou aux fruits sans sucre. « Le lendemain, on obtient un pouding savoureux », mentionne Jocelyne Lavergne, coach en nutrition.

4. On remplace un dessert en buvant des tisanes à base d’ortie. « Cela aide à fortifier notre système immunitaire en lui procurant des minéraux et du fer, ce qui crée
une sensation de satiété », indique Mme Lavergne.

5. On remplace les boissons sucrées par de l’eau plate ou pétillante et des boissons végétales, et on omet le sucre dans nos tisanes et cafés.

Recette
Le Patrimoine endimanché de Madame Labriski

Ingrédients :
1/3 tasse (110 g) de purée de dattes
1/2 tasse (150 g) de yogourt nature
1 œuf
1/2 tasse (125 ml) de sirop d’érable 100 % naturel
1/2 c. à thé (2,5 ml) de bicarbonate de soude
2 c. à thé (10 ml) de poudre à pâte
Une pincée de sel
1 tasse (150 g) de farine de blé entier (ou de votre choix)
1 tasse (120 g) de farine d’épeautre entière bio
1/4 tasse (30 g) de graines de lin broyées (passées au moulin à café)
1 tasse de pacanes hachées grossièrement

Préparation :
Préchauffer le four à 350 oF.
Mélanger la purée de dattes, le yogourt nature, l’œuf et le sirop d’érable et brasser jusqu’à l’obtention d’une belle pâte homogène.
Ajouter le sel, le bicarbonate de soude, la poudre à pâte et les
2 tasses de farine. Brasser. Puis ajouter les graines de lin et les
pacanes et bien mélanger.
Recouvrir la plaque à biscuits d’un papier parchemin. À l’aide de cuillères à thé, placer la pâte sur la plaque. Si désiré, décorer les
galettes d’une demi-noix de pacane.
Cuire pendant 15 minutes.

Note de Mme Labriski : « Ça va sentir drôlement bon la joie de vivre dans votre maison. Acceptez les compliments et souriez à la vie. »

Source : madamelabriski.com

 

Texte Annie Bourque

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