Le nouveau guide alimentaire canadien à l’image de la réalité d’aujourd’hui

Référence en matière de nutrition, le Guide alimentaire canadien vient d’être mis à jour par Santé Canada afin de refléter les résultats des plus récentes recherches et la réalité alimentaire de notre époque. Tour d’horizon sur l’évolution du deuxième document le plus consulté sur le portail du gouvernement du Canada.

La petite histoire du Guide alimentaire canadien

Publiée pour la première fois en 1942, pendant la Deuxième Guerre mondiale, la première version de ce qui allait devenir, quelques décennies plus tard, le Guide alimentaire canadien avait pour but d’aider les Canadiens à prévenir les carences alimentaires dans le contexte du rationnement imposé par la guerre. Depuis, le Guide a été mis à jour à quelques reprises; sa dernière version datait de 2007. Dès sa première publication, il s’est imposé comme la référence en matière de ce qui doit être consommé pour être en bonne santé.

En janvier 2019, Santé Canada a présenté la nouvelle mouture du Guide qui reflète la réalité actuelle, mais, surtout, qui s’appuie sur des faits et des études menées par des scientifiques (diététistes et médecins, entre autres). Pour la première fois de son histoire, le Guide a été conçu sans l’influence de groupes de pression.

Un changement très attendu

Même si, en principe, le Guide alimentaire canadien sert de base aux institutions publiques (garderies, écoles, hôpitaux) lorsque vient le temps de préparer des repas pour leurs bénéficiaires, la version de 2007 ne correspondait plus du tout aux plus récentes données scientifiques.

C’est donc dire que la version 2019 était très attendue. Généralement bien accueilli par les professionnels du milieu de la nutrition, le Guide s’inspire beaucoup de ce qui se fait ailleurs dans le monde, notamment au Brésil. Sa présentation, sous forme d’assiette, semble assez influencée par l’Assiette santé de Harvard.

Voyons ce que la version 2019 du Guide alimentaire canadien propose comme changements et nouveautés.

Proportions plutôt que portions

Dans les deux éditions précédentes du Guide, soit celles de 1992 et de 2007, illustrées par le fameux arc-en-ciel, le concept de portions était omniprésent. Par exemple, il était recommandé, pour un homme âgé de 18 à 50 ans, de consommer chaque jour entre 8 et 10 portions de fruits et légumes, 8 portions de produits céréaliers, 2 portions d’aliments compris dans la catégorie « Lait et substituts », ainsi que 3 portions de viande ou ses substituts.

Maintenant, le Guide alimentaire canadien est illustré par une assiette qui précise les proportions idéales de chaque groupe d’aliments à tous les repas.

Votre assiette devrait donc être divisée de cette façon :

  • La moitié devrait être remplie de fruits et de légumes;
  • Un quart devrait contenir des aliments à grains entiers;
  • Un second quart devrait contenir des aliments protéinés.

La catégorie « Aliments protéinés », qui est une nouveauté de la version 2019 du Guide, suscite de nombreuses et de vives réactions. Elle remplace et combine les catégories anciennement nommées « Lait et substituts » et « Viande et substituts ». En plus de regrouper les produits laitiers et les viandes, elle comprend aussi le tofu, les légumineuses, les noix et bien plus.

Également, un verre de jus de fruits n’est plus considéré comme étant une portion de fruits. Sa consommation, comme celle des autres boissons sucrées et transformées, doit donc être limitée. C’est l’eau qui est maintenant privilégiée.

Des orientations claires pour une vie plus saine

La mouture 2019 du Guide alimentaire canadien ne se contente pas que de présenter l’assiette la plus saine possible : elle fournit aussi aux Canadiennes et aux Canadiens des conseils sur l’alimentation en général. Voici ce qu’on y trouve :

« Prenez connaissance de vos habitudes alimentaires »;
« Cuisinez plus souvent »;
« Savourez vos aliments »;
« Prenez vos repas en bonne compagnie».

Aussi, Santé Canada se permet une mise en garde face au marketing alimentaire et aux aliments transformés qui ont une forte teneur en sodium, en sucre ou en gras. La version 2019 du Guide alimentaire canadien interroge néanmoins certains experts. Ces derniers émettent des réserves quant à la possibilité de voir apparaître des aliments et des produits qui pourraient contourner les normes émises. Reste que suivre les lignes directrices du Guide est certainement un pas dans la bonne direction pour adopter les meilleures habitudes alimentaires possible.

 

Texte Mélissa Plante

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