Chronique automobile

BMW X5 XDRIVE40I 2019

L’arrivée du X5 deux décennies auparavant a favorisé l’émergence d’une catégorie de véhicules qui, aujourd’hui, connaît une popularité incontestable. BMW emboîtait le pas à Mercedes-Benz, qui avait ouvert la voie avec son ML (renommé GLE). Depuis, la concurrence n’a cessé de se bousculer au portillon. Pour 2019, le constructeur de Munich propose une refonte complète de son utilitaire. Surpassera-t-il son prédécesseur?

Prix de base : 71 500 $
Prix du modèle essayé : 87 400 $
Transport et préparation : 2 245 $

En bénéficiant de dimensions plus généreuses, la quatrième génération de X5 accueille les occupants à l’intérieur d’un habitacle spacieux et aéré. Elle les place aux premières loges sur le plan du confort, en particulier les passagers à l’avant, qui profitent des sièges habilement dessinés pour combiner confort et soutien. BMW propose le X5 en configurations pour 5 ou 7 passagers.

Fidèle à la tradition, BMW pare l’habitacle de matériaux triés sur le volet et soigneusement assemblés. Pour en rajouter, il en a fait une forteresse contre la plupart des bruits extérieurs.

Grâce aux nombreux réglages, le conducteur trouve rapidement une excellente position de conduite. Il peut compter sur une instrumentation lisible et sur des commandes placées dans son environnement immédiat. Les concepteurs sont parvenus, malgré la prodigalité de technologies, à simplifier la présentation des différentes commandes. Ma seule note moins favorable concerne le levier de vitesses qui, bien qu’il soit joliment tourné, nécessite une certaine période d’adaptation avant d’être manipulé naturellement.

BMW utilise un système iDrive de 7e génération. Plus intuitif et demandant un temps d’apprentissage relativement court, il permet de contrôler les fonctions vitales du véhicule, dont les nombreux dispositifs d’aide à la conduite, l’ambiance intérieure (éclairage et parfum) et la navigation. Il est relié à un écran central de 12,3 po pour que sa consultation et son utilisation soient facilitées. Les concepteurs ont prévu des commandes indépendantes pour le système audio et la climatisation dans le but de limiter les distractions sur la route que cause la manipulation de ce type de système.

Malgré la longue liste de caractéristiques de série, le X5 peut profiter, à l’instar des autres rivaux européens, de nombreuses options, qui font grimper rapidement le prix du véhicule. Plusieurs, malheureusement, sont livrées de série sur des véhicules concurrents moins chers.

Performances remarquables

Afin d’animer le véhicule, BMW offre deux nouveaux moteurs turbocompressés : 6 cylindres en ligne de 3,0 L (335 chevaux) et V8 de 4,4 L (456 chevaux). Le modèle xDrive40i conduit pour cet essai reçoit le premier,
qui accomplit son travail avec une compétence de haut niveau. Vif, il réagit instantanément, avec une douceur remarquable. Malgré cette puissance, il en résulte une consommation moyenne de 11,7 l/100 km. De plus, le passage aux 8 rapports de la boîte automatique est quasi imperceptible.

Pour cette dernière génération, la firme a privilégié un équilibre entre le confort et la sportivité. Moins incisive que celle du Porsche Cayenne, la conduite n’en demeure pas moins dynamique.

Précise et rapide, la direction contribue à l’agilité du X5. Dans les virages plus prononcés, le X5 garde le cap avec aplomb. Seul petit reproche : une communication moins sentie avec la route. De son côté, la suspension absorbe brillamment les imperfections de la route. Tous les X5 reçoivent
de série la traction intégrale.

Si la perfection n’existe pas, la dernière génération de X5 s’en rapproche grandement et devient un adversaire redoutable pour l’Audi Q7, complètement remaniée l’an dernier, et bien d’autres. Est-ce un coup de foudre? Est-ce un coup de coeur? Je le place indéniablement sur la courte liste des VUS les plus intéressants sur le marché.


www.bmw.ca

-Jean-Pierre Bouchard

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