Blogueuse

Son blogue Les Trouvailles de Sarah est suivi par plus de 113 500 personnes sur Facebook. Son profil Instagram compte plus de 85 600 abonnés. Et ces nombres ne cessent d’augmenter. Pour une fille de Québec qui ne voulait, au départ, que partager ses astuces mode, c’est énorme! Trois ans après la création de son blogue, Sarah Couture peut maintenant vivre de sa passion pour la mode. Celle qui fait maintenant partie des influenceurs nous parle de son métier, encore tout récent au Québec.

Peux-tu nous parler de ton blogue Les Trouvailles de Sarah? Qu’est-ce que c’est exactement?
J’ai toujours été une chasseuse d’aubaines. Plusieurs filles me posaient des questions sur mes vêtements sur Instagram, alors j’ai commencé à leur partager mes trouvailles mode à petit prix. Je faisais ça pour le plaisir, je ne pensais pas en faire mon métier trois ans plus tard. Au départ, je prenais des photos de moi dans le miroir, dans des cabines d’essayage. C’est ce qui m’a fait connaître, car les filles s’identifiaient à ça et pouvaient facilement recréer mes looks.

Aujourd’hui, comment gagnes-tu ta vie?
J’ai maintenant des contrats commandités. Je continue de publier du contenu organique, qui n’est pas payé, mais certaines compagnies m’approchent pour des campagnes publicitaires spécifiques. Par exemple, H&M m’a demandé de parler de sa collection H&M Conscious, qui utilise des vêtements recyclés. C’est intéressant pour les compagnies, car ça leur permet de rejoindre beaucoup de monde en s’associant à un visage connu. Je choisis quand même de quoi je parle, je ne veux pas que mon blogue devienne un mur de publicités. Je teste tous les produits et je parle seulement de ce qui me plaît et de ce qui se prête bien à mon blogue.

Le métier de blogueuse est-il au même stade au Québec qu’ailleurs dans le monde?
Non, il y a beaucoup plus de blogueurs aux États-Unis et en Europe. Au Québec, c’est encore difficile de se faire payer pour le travail qu’on fait. C’est correct d’avoir quelques publications gratuites, en partenariat ou simplement pour parler d’un produit qu’on aime, mais c’est important d’exiger que notre travail soit payé. Sinon, ce sont tous les blogueurs du Québec qui sont pénalisés. C’est difficile d’évaluer la valeur de notre travail, mais il ne faut pas la sous-estimer. Surtout que c’est un milieu très compétitif.

Qu’est-ce que ça prend pour avoir un blogue qui fonctionne selon toi?
Il faut se diversifier, proposer quelque chose de nouveau. Il existe tellement de blogues en 2017 que c’est devenu difficile de se démarquer. Surtout que certains blogueurs achètent des abonnés. Ça les regarde, mais je déconseille fortement cette méthode. Les faux abonnés n’ont aucune valeur pour les annonceurs. Il faut miser sur la qualité des abonnés plutôt que sur la quantité.

Qu’aimes-tu le plus du métier de blogueuse?
J’aime la proximité que les médias sociaux permettent avec le public. Quand des gens m’écrivent, ils ne s’attendent pas toujours à ce que je leur réponde personnellement. Ils pensent que j’ai une grosse équipe qui fait le travail pour moi. Les bons commentaires de mes abonnés me poussent à continuer.

Quel aspect du métier trouves-tu le plus difficile?
C’est dur de décrocher du travail. Je dois être constamment connectée à mes réseaux sociaux. J’ai un horaire assez irrégulier. Il faut que je sois disciplinée et que je travaille fort. Je ne compte pas mes heures.

En tant qu’influenceure, te sens-tu investie d’une mission sociale?
J’essaie d’être le plus authentique possible pour être un modèle positif pour les jeunes filles. Si je peux en inspirer quelques-unes en restant moi-même, c’est tant mieux.

À quoi peut ressembler une semaine de travail typique?
Le dimanche, je prépare mon horaire de la semaine. Je prévois certaines publications, je réponds à mes courriels. La semaine, je peux avoir des rencontres, des entrevues, des séances photo. J’écris des articles pour le blogue, je fais une veille des médias sociaux. J’ai rarement le temps de m’ennuyer!

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